QUI SAIT OÙ LE TEMPS FILE? MICK KERN ET LA NOUVELLE SAISON DE LA LNH

QUI SAIT OÙ LE TEMPS FILE? MICK KERN ET LA NOUVELLE SAISON DE LA LNH

Todd Korol/Toronto Star via Getty Images)

« Who Knows Where The Time Goes » (Qui sait où le temps file?), chantait il y a fort longtemps Sandy Denny. Sa célèbre mélodie folk ne faisait pas référence à la récente présaison de la Ligue nationale de hockey, mais elle pourrait facilement s’y appliquer.

Après avoir récemment brandi la Coupe Stanley à domicile, devant des milliers d’amateurs en délire, voilà que Jonathan Toews et ses Blackhawks de Chicago concèdent leur ouverture de saison au gardien de but de calibre mondial Henrik Lundqvist et à ses Rangers de New York.

Du moins, c’est ce qui semble être le cas. Bien sûr, il s’est passé beaucoup de choses entre la fin juin et le début octobre.

L’excellent joueur de centre junior Connor McDavid a été recruté comme premier choix au repêchage par les Oilers d’Edmonton. Le tout aussi excellent centre Jack Eichel, de la ligue collégiale, classé au deuxième rang, a été repêché par les Sabres de Buffalo.

Le talentueux franc-tireur Phil Kessel, souvent la cible des fans impatients des Maple Leaf, a été échangé par Toronto aux Penguins de Pittsburg. On s’attend à ce qu’il y évolue dans l’alignement de Sidney Crosby.

L’entraîneur-chef Mike Babcock, qui a mené son équipe à la Coupe Stanley et le pays à la médaille d’or olympique, a quitté Détroit pour Toronto. Le directeur général Lou Lamoriello, qui a aussi mené son équipe à la Coupe Stanley et qui fut longtemps le visage, la voix et le cerveau des Devils du New Jersey, a quitté le « Garden State » à destination de Toronto également.

Différentes équipes de la ligue ont un nouvel entraîneur-chef : Dan Bylsma à Buffalo, Todd McLellan à Edmonton et Peter DeBoer à San Jose, pour ne nommer que ceux-là.

Il y a aussi des points d’interrogation à différents endroits au sein de la ligue. Les Blackhawks de Chicago sauront-ils conserver la Coupe Stanley? Aucune équipe ne l’a remportée deux années de suite depuis les Red Wings de Détroit, en 1997 et en 1998.

Les Blues de Saint Louis sauront-ils faire quoi que ce soit durant les séries éliminatoires? La même question se pose pour le Wild du Minnesota et les Predators de Nashville.

Les Bruins de Boston et les Kings de Los Angeles accéderont-ils aux séries éliminatoires après avoir surpris tout le monde en manquant leur place de justesse en avril?

Les Canadiens de Montréal ne sont-ils que la somme du gardien étoile Carey Price et de l’éblouissant défenseur P.K. Subban?

Les équipes de l’Ouest canadien (Calgary, Winnipeg et Vancouver) referont-elles les séries éliminatoires, surtout dans une Association de l’Ouest robuste où des équipes comme les Stars de Dallas et les Sharks de San Jose estiment s’être suffisamment améliorées pour y prendre leur place?

Comment les Islanders de New York se débrouilleront-ils dans leur nouveau stade de Brooklyn?

Les Red Wings de Détroit continueront-ils de se qualifier pour les séries comme ils le font sans relâche depuis l’époque où Gordie Howe patrouillait la formation?

Y aura-t-il un joueur qui atteindra les 100 points cette saison, après une année où Jamie Benn, le joueur avant étoile des Stars, s’est classé au premier rang de la ligue avec 87 points seulement? Cela correspond au pointage le plus bas selon la moyenne par partie du gagnant du trophée Art Ross depuis l’époque d’Elmer Lach, en 1948.

Le franc-tireur Alexander Ovechkin, des Capitals de Washington, atteindra sans doute la marque magique des 50 buts cette année, mais Steven Stamkos (du Lightning de Tampa Bay), Phil Kessel et leurs semblables se joindront-ils à lui?

Voilà beaucoup de questions, et de nombreuses possibilités de réponses.

Une chose est certaine, les fans vont adorer la règle du jeu à trois contre trois en prolongation dans la LNH. L’ouverture qu’elle crée sur la glace devrait réduire le nombre de tirs de barrage nécessaires pour déterminer l’issue d’une partie.

La Classique hivernale de la saison aura lieu au domicile des Patriots de la Nouvelle-Angleterre le 1er janvier. Les Bruins de Boston y affronteront les Canadiens de Montréal, leurs rivaux de longue date.

Il ne fait pas de doute que d’ici à ce qu’il ne reste que 16 équipes sur les 30 formations de la ligue, au terme d’un calendrier de 82 parties, nous aurons assisté à bon nombre de buts spectaculaires, d’arrêts impressionnants, de remontées exaltantes, d’importants échanges et d’entraîneurs forcés de marcher sur la planche.

Bof… C’est juste une autre saison?

Pas avec des joueurs comme Tavares, Crosby, Seguin, Datsyuk, Doughty, Perry, Ovechkin, Malkin, Giroux, Tarasenko, Kane, Keith, Kopitar et Karlsson sur la glace. Et nous aurions pu en nommer deux douzaines d’autres du même calibre.

La saison s’amorce au début octobre et prend fin au moment où le commissaire remet la Coupe Stanley au capitaine de l’équipe gagnante. Et le cycle recommencera.

Qui sait où le temps file, en effet…

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