Catherine Major : une vision et des chansons inspirées par les enfants.

Catherine Major commence à jouer du piano à l’âge de 4 ans. Elle étudie le piano classique à l’école de musique Vincent d’Indy et se sent interpellée très tôt par une carrière de musicienne.

À 19 ans, toujours étudiante, elle participe à Ma première Place des Arts et s’y rend en demi-finale. Deux ans plus tard, sa composition Par-dessus bord est la Chanson primée de la SOCAN au Festival en chanson de Petite-Vallée. Puis, en 2002, elle est désignée lauréate pour Le ciel gris, chanson qu’on retrouve sur l’album anniversaire Festival en chanson de Petite-Vallée – 20 ans.

Cette expérience lui ouvre bien des portes. Catherine se rend alors en France pour participer au Grand Huit, projet réunissant des artistes lauréats qui sera présenté à l’édition suivante de Petite-Vallée, puis au Coup de cœur francophone de Montréal, à Lyon, Chambéry et Montélimar. C’est aussi à cette époque qu’elle termine son baccalauréat en piano jazz à l’UQAM.

Entre temps, elle établit des liens avec le milieu artistique professionnel québécois. Elle compose des thèmes pour l’émission Les copines d’abord, à Canal Vie, puis pour un film documentaire à l’ONF. Ouverte aux influences de diverses cultures, Catherine s’imprègne de nouveaux rythmes et de nouvelles ambiances pour son premier album qu’elle décide de produire elle-même et qui paraît en 2004 : Par-dessus bord, titre de sa première réussite en chanson. Abordant plusieurs colorations musicales, ses compositions sont parfois intimistes, parfois fougueuses, parfois graves, comme Swing la terre, chanson alarme.

Son travail est remarqué par Richard Desjardins qui lui demande d’assurer l’ouverture de sa tournée Kanasuta en 2004-2005. Puis, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette lui confie la trame sonore du film Le Ring qui lui vaut le prix pour la Meilleure musique de film à la remise des Jutra en 2008.

Son deuxième album, Rose sang, paraît en 2008 avec une musique plus introspective, et reçoit un accueil unanime de la critique. La saison 2009-2010 donne lieu à une tournée qui confirme la reconnaissance de la pianiste-chanteuse jusqu’en France où elle se produit Aux Trois Beaudets et à l’Européen. Toujours en 2010, elle participe au Festival d’été de Québec où elle partage la scène avec de grosses pointures comme Gilles Vigneault, Diane Tell et Véronic Dicaire, et elle forme même un duo remarqué avec Michel Fugain.

Après un bref séjour en Suisse, Catherine revient au pays et travaille sur la trame sonore du long métrage Pour l’amour de Dieu de Micheline Lanctôt, une musique tout en délicatesse. L’été suivant, elle prépare l’album Le désert des solitudes qui sortira en 2011, avec la collaboration d’Alex McMahon et les paroles de Moran, Jacinthe Dompierre et Christian Mistral.

En septembre 2015, elle dévoile un quatrième album, La maison du monde, évolutif et organique où s’entrelacent les pianos classique, électrique, électronique et la voix chaude de la musicienne, sur les mots toujours brûlants de Moran.

Dans cette entrevue avec Andréanne Sasseville, Catherine parle de la pureté des enfants qui l’inspirent, les siens, mais aussi de tous les enfants du monde.

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